" UNE LECON D'HUMOUR ET D'INTELLIGENCE " Sydney Morning Herald
" UN REGAL ! " The Age - Melbourne
Mes amis bonjour,
Voila la suite de nos aventures apres 2 mois magiques sur une ile deserte a 95 pour 100 et avant un mois en Nouvelle-Zelande avec un pote Maori qu'on a la-bas. Nous nous
etions arretes en plein Kakadu, ce qui n'est pas une chose a faire, je sais.
re-DARWIN : " Ticket to Ride "
Apres une deuxieme journee-Kakadu remplie de nouvelles peripeties ( encore une grosse araignee, des dizaines de kangourous et quelques coups de rames dans un canoe qui
prend l'eau... ) retour a Darwin, adieu aux allemandes et on saute dans le Greyhound, la principale Cie de bus avec laquelle on a achete un passe nous permettant de rejoindre Cairns en 45
jours. Premiere etape :
KATHERINE : " Yes, the river knows "
4 heures de route dans les pompes, arrivee a Katherine, 8900 habitants, ce qui en fait la 3e ville du Territoire du Nord... La ville degage une impression de tristesse, avec ses rues desertes brulees par le soleil dont l'etrange particularite est d'etre dotees de haut-parleurs qui diffusent a longueur de journee musique country et vieux tubes pop oublies.
Mais c'est l'Australie, dont l'interet reside rarement dans les villes. Ici, c'est la Katherine reiver et ses eaux thermales qui valent le detour et, surtout, les majestueuses Katherine gorges a 30km de la ville ou, cette fois, on a pu se faire un shoot d'immensite sans trop cotoyer de touristes.
MATARANKA : " Gimme Danger "
La fierte de Mataranka, un de ces innombrables micro-villages dont l'unique rue constitue le prolongement de l'autoroute, est d'avoir accueilli, dans les 70's, le tournage de l'adaptation du grand classique de la region, " We of the Never-Never ", sorte de western austral qui relate la vie d'une pionniere dans ce moyen-age australien qu'est le debut du XXe siecle.
La reproduction de la bicoque du film, un petit cours d'eau, quelques sentiers de rando et de nouvelles eaux thermales remplies de vieux qui barbottent sont les
principales attractions qui entourent notre hotel. On jette donc un oeil a la baraque, on fait un saut dans la flotte, et c'est en parcourant le minable parcours de 10 mn balise de pancartes
decrivant des bestioles que l'on ne voit jamais qu'un brusque sifflement m'arrete net. Sans l'exageration dont je suis coutumier dans ces recits, je puis dire qu'a environ 30cm de mon pied droit
se trouvait un serpent noir et robuste d'un bon metre 50 qui, vue son obstination a me cracher sur le soulier, semblait se considerer comme l'offense. Le temps que je me decide a faire confiance
a mes yeux et que Coke pousse un petit cri de surprise en se dissimulant derriere mon buste d'acier, 2 petits vieux nous avaient rejoints. L'infame reptile parut hesiter puis siffla une
derniere fois avec dedain avant de retourner a ses hautes herbes avec une rapidite insoupconnee.
Notre esprit aventureux excite par l'experience, on decide d'aller chasser le freshie en canoe ( freshwater crocodile, a priori innoffensif, par opposition au
saltie, saltwater crocodile, mastodonte pouvant atteindre 12m de long et a qui il vaut mieux foutre la paix! ). On s'embarque, paisible moment, on glisse lentement sur l'eau doree, trouee ca
et la de carcasses d'arbres noyes, quelques wallabies arpentent les berges et la, sur un banc de sable, un crocodile prend le soleil. Coke a la photo, moi a la manoeuvre ( me repetant comme
une priere : " Il n'attaque pas l'homme, il a plus peur de nous que nous de lui... " ), on approche / flash, on approche encore / re-flash, on approche trop / grondement et mes petits
bras moulinent frenetiquement pour faire marche arriere. Le coeur battant, on continue a le mitrailler en lui tournant autour, on laisse passer un deuxieme grognement ( en fait plutot une
sorte de sifflement caverneux qu'il emet en gonflant... ), au troisieme on decide qu'on n'a pas vraiment besoin d'une photo du saurien se remettant a l'eau...
TENNANT CREEK : " Lonesome Town "
Toujours plus au sud, on s'enfonce dans l'outback a travers un interminable desert de terre rouge-mars. Quelques 500km plus loin, Tennant Creek, 3000 ames, 2000
aborigenes. Pour la tribu Warumungu, Tennant Creek est Jurnkurakurr, " lieu ou se croisent plusieurs pistes du Dreaming ".
Le Dreaming - ou Temps du Reve - est un concept complexe a la base de la spiritualite aborigene qui incorpore creation du monde et energies spirituelles agissant
autour de nous. Un peu de culture Lonely Planet, ca fait jamais de mal.
Bref, ennivres par tant de legendes pittoresques, avides de mysticisme ancestral, nous voila en route pour le site incroyable des Devil's Marbles.
" Like a Rolling Stone "
Imaginez un ciel enorme d'un bleu vertigineux. Opposez-le a une terre innondee de poussiere couleur brique. Maintenant, faites surgir de ce sol des dizaines, des
centaines de rochers spheriques colossaux. Vous etes devant les " Billes du Diable ".
Pour nos ennuyeux scientifiques, il s'agit d'amas de lave en fusion erodes au fil de millions d'annees. Pour les Warumungu, encore eux, les Karlwe Karlwe sont les oeuf de
leur dieu createur, le serpent arc-en-ciel. Je vous laisse mediter la-dessus.
De retour a Tennant Creek, on passe notre code de la route avec succes. On a donc 6 mois pour apprendre a conduire avant de passer la pratique...
MOUNT ISA : " Everybody's gotta learn sometimes "
On quitte le Top End pour penetrer dans le Queensland. Next stop : Mount Isa, prospere ville miniere perdue dans le desert qui compte 1 femme pour 3 hommes.
" Absolute Begginers "
Impatients de mettre la theorie en pratique, on se degote des cours de conduite avec un petit vieux attachant, Ken. Au bout de 6h chacun, et apres quelques
peripeties, marches arriere, demarrages en cote et autres U-turns n'ont plus de secrets pour nous.
" Working Class Hero "
Alors qu'on pensait en avoir fini avec " the Isa ", on est retenus par une opportunite de bosser : Dallas Cleaning. Pendant 8 jours, affubles de T-shirts grotesques
frappes au logo de la societe, une poule qui tient une eponge a la main, on gratte, on essuie, on balaye comme des damnes, de jour comme de nuit, le tout pour une bouchee de pain puisqu'on bosse
pas assez vite, selon les criteres de notre patronne... La vie ne fait pas de cadeaux!
TOWNSVILLE + MAGNETIC ISLAND
Douze heures de bus - la routine - et on rejoint la cote est et le pacifique. Pas grand chose a dire de Townsville si ce n'est que pour la premiere fois on
trouve des immeubles qui ont plus de 30ans... Mais Magnetic Island, juste en face, nous seduit parfaitement.
" Boys don't cry "
Le premier jour, on rencontre sur une plage deserte un ecossais qui vit sur l'ile depuis 20ans. Alors que nous sympathisons, il nous tend un petit bocal et nous
invite a piocher dedans avec un large sourire. Je m'approche pour decouvrir qu'une demie-douzaine d'huitres monstrueusement grosses gisent a l'interieur.
Ceux qui me connaissent le mieux savent mon aversion pour ces creatures. Mais l'homme a l'air si ravi de nous faire ce cadeau que je n'ai pas le coeur a decliner.
Alors que je me sens verdir et que la plage commence a tourner autour de moi, je me saisi d'un mollusque et murmure un petit " Hmmm! " enthousiaste avant de l'enfourner maladroitement dans
ma bouche. Redoublant d'exclamations de plaisir - bien que suant a grosses gouttes - je machouille du bout des incisives en regardant ma bien-aimee fouiller a son tour dans le bocal. Fort de son
succes, le charmant monsieur decide de nous enseigner l'art et la maniere d'ouvrir des huitres avec un tournevis et un marteau. Bien-sur, a chaque fois qu'on parvient a les extraire, on a droit a
un encourageant : " Eat! Eat! It's yours! It's your oyster! "
Que voulez-vous, c'est ca aussi les voyages : parfois il faut savoir se surpasser!
" Teddy Bear "
Le lendemain, au coeur d'une ascension menant a un panorama sublime, Coke se raidit brusquement. A deux pas de nous deux koalas - une mere et son petit - font la
sieste le cul sur une branche d'arbre.
Si Coke, d'avance conquise, n'attendait que ca, je dois dire que de surprendre ces deux petites boules grises dans leur habitat naturel est extremement
attendrissant!
Voila, la prochaine fois je n'aurai plus a vous conter que Mission Beach, Cairns, Green Island, Port Douglas, Ayr, Rockhampton, Great Keppel Island,
Brisbane, Byron Bay, Port Macquarie, Sydney et la Nouvelle-Zelande...
Baisers austraux,
Le voisin du dessous
Bon, voila une nouvelle tranche de voyage en attendant la prochaine, pour le moment je vais passer un mois sur une ile
deserte...
KAKADU
IN-A-GADDA-DA-VIDA
Au revoir a la Butterfly Farm et a ses habitants - Sequiou, babaille, it was nice meetigue you ! - retour a Darwin avec les 2 chleus, location d'un 4X4 (pour la frime, on n'a
pas decolle de la route), arrivee dans le parc juste a temps pour se coller au sommet d'un plateau rocheux et regarder le soleil se noyer dans un decor d'avant l'homme sur la mysterieuse terre
d'Arnhem, gigantesque pays aborigene qui jouxte le parc, au milieu d'une foule d'hommes modernes qui contemplent le spectacle en numerique avant de s'en aller cocher d'autres cases sur le
planning de leur souvenirs...
STRANGERS IN THE NIGHT
A peine le dernier rayon consume, on regagne l'auto au pas de course, au rythme des " Schnell ! Schnell ! " de Leonie, le bon gros geant qui nous sert de chauffeur, tres
angoissee a l'idee de preparer le BBQ dans l'obscurite. Ah, les allemands, leur langue melodieuse, leur joie de vivre, et leur surprenant sens de l'humour !
Donc on bouffe dans le noir. Et les moustiques - heureusement, j'ai avec moi le meilleur anti-moustiques qui soit : Coke, qui a la singuliere faculte de passionner ces charmants
noctambules et qui pulverisera ce soir-la le record mondial de piqures. Apres 1 ou 2 roteuses, nos camarades regagnent leur tente (pensez : il etait bien 21h30, deja!) et nous
restons Coke et moi seuls devant l'immensite du ciel austral.
Quelques minutes houblonnees passent ainsi quand un fremissement dans les fourres alentour nous fait tendre l'oreille. Alors que le bruissement se prolonge, nos yeux tentent peniblement de
percer l'obscurite, cherchant a discerner quelque campeur egare ou quelque wallaby facetieux, et voila qu'apparait a la lueur declinante du feu un merveilleux dingo.
L'intrus s'etant arrete dans un instant d'hesitation, j'interpelle faiblement la tente germanique, d'une voix d'adolescent muant :
" Hey ! There's a dingo! , m'attendant a susciter curiosite, excitation, flashes en pagaille.
Au lieu de quoi, une voix ensommeillee me repond, dans un anglais agreablement saccade :
" Och ! Pi karefouleu ! It kahn pi tencheraus !"
C'est le moment que choisit l'intrepide canide pour se remettre a trottiner nonchalament dans notre direction. Interpretant notre situation comme limite-limite, nous nous ruons dans un
meme mouvement de terreur vers notre petit abri de toile ou Coke, la main tremblante, entreprend d'actionner la fermeture eclairtandis que je promene un oeil inquiet dans les tenebres. Quand je
croise le regard luisant d'une nouvelle de ces creatures, mes cheveux se herissent de surprise funebre et je beugle, cedant a la panique :
" Aaaaah ! Maaagne, y'en a un autre derriere toi !"
Il se produisit alors quelque chose de fabuleux. Coke n'ayant pu pratiquer qu'une ouverture des dimensions d'une chattiere, coula litteralement dans la tente avec la
celerite d'une anguille et la grace d'un phoque, geste que, bien-sur, j'imitai aussitot.
Nous passames alors plus d'une heure a observer par la moustiquaire 5 ou 6 de ces chiens sauvages roder autour de nous en poussant parfois quelques hurlements plaintifs.
Le lendemain matin, on mesurait ce qu'entendaient les Allemandes par tencheraus : elles avaient lu dans le Lonely Planet qu'une fois, une seule, un dingo avait attaque
l'homme. Enfin, un bebe d'homme.
Bonnes vacances (ouuuh c'est bientot la rentree...)
Z.
"Annemasse me semble encore plus ennuyeuse qu'avant." L.G.
"Donne des nouvelles, petit con, ou j'en mourrai!" Double B.
"Tu sais, j'ai l'air d'un dur comme ca, mais tu me manques." M17
"Ecris-nous, ou inquiete-toi pour ton chat." La F. qui R.
"Je me fais chier chez les Kiwis, fais-moi rever." Oui-oui
"Patoune, c'est affreux, l'OM va etre champion, j'ai besoin de toi!" Piblou le Caribou
"Tu as deux jours pour ecrire avant que je te desherite." Le Tire-Laine
"Ton depart a ete un electrochoc, j'ai repris le club et la clope." RC
"Allez, j'aime bien les petites histoires!" H.Eaubrulante
"Tu es un exemple, je pense t'envoyer Theo pour que tu lui apprennes la vie." J. Petit Plaisantin
"Je fais la greve de la soif jusqu'a ce que tu m'abreuves a nouveau de tes bons mots!" N1
"C'est si triste et si beau a la fois, je voudrais te serrer fort, fort contre moi, depuis que tu es parti j'ai recommence a sucer mon gros pouce..." M2T
"Je sens que c'est le moment d'investir dans la planche de surf, j'arrive (et j'aurai ma Lamborghini bleue!)." PDO (President Directeur Original)
"Tu es un exemple, on pense t'envoyer Swann pour que tu lui apprennes la vie." E&S
"Prends pas mal pour mangue!" L. Lepec
Hola! Tout doux, foule hysterique, je suis la! Cessez donc menaces et supplications, ce modeste journal n'a jamais pretendu etre hebdomadaire, que diable! Enfin, je suis
d'humeur clemente aussi je conssens a vous rapporter quelques episodes de mes aventures australes, apres 15 jours au cul du monde...
Ou l'on prend conscience de ses limites
En effet, chers amis, apres donc deux semaines sous ceS
lattitudes hostiles, le bilan est sans appel : votre serviteur qui, dans sa microscopique contree, clamait avec arrogance que l'anglaise langue ne lui poserait aucun prObleme, est tombe de haut.
Dire que mon niveau de comprehenSion equivaut a celui d'un Esquimau a Marrakech
serait - helas! - un audacieux euphemisme. Quant a ma faculTe d'expression, elle se
Resume a quelques monOsyllabes asthmatiques dont voici un florilege quasi-exhaustif : yes, no, thanks, Please, hey, bye, what? Tout enChainement de plus de 3 mots
du type " Me-want-tHis" est savamment compose en Amont (devant les boutiques, a l'arret de bus...) et qUand
l'un de nous deux reussit l'exploit D'articuler une vraie PHRASE, ca nous fait illico un souvenir!
Ou l'on se frotte a la faune locale
Ah, l'AusTralie et ses betes sauvages uniques, voila qui laisse
songeuR, n'est-ce pas? Mais laissez-moi vous en dire plus...
Tout d'abOrd, sachez que Darwin regorge de Plages absolument paradisiaques. SeuLement, impossible de se baigner, les meduses-bOites et leurs
tentacules mortels longs de 3m n'ont pas l'habItude de pardonner pareille imprudeNce.
Les joies du barboTage sont donc proscRites. Qu'a cela ne tienne, la ville compte de nOmbreux et immenses espaces verts ideals Pour oublier
l'agitation citaDine. Le jardin botanique et sa rain forest, par exemple, dont la vegetation
demesUrement tropicale semble te murmureR que tu n'es pas grand chose, voire rien du tout et que, peut-etre, tu n'es pas a ta place dans ce tableau Jurassique. Mais, que voulez-vous, quand on a le gout du danger... Enfin, on se rEfait pas et voila votre serviteur qui s'enfonCe plus profondement dans la luxuriante penombRe quand le cri
d'alerte de Coke "the Eye" O'Bush l'arrete net : un peu plus, et son chApeau allait servir de taxi a
une araignee inadmissible, absurdement geante, de celles Qui jouent pas le jeU de la chaine alimentairE...
Ou l'on observe avec emerveillement les rites et courtumes indigenes
"Oh, regarde, comme c'est exotique : un autHentique
Aborigene!"
Passee cette premiere excitation touristique, un constat s'imposE tres vite : les
Aborigenes ne sont pas une espece rare qu'on a la chance de pouvoir surprendre de temps en temps, ils sont legion a Darwin, restent entre membres d'un meme clan, ne se meLangent bien-sur jamais aux blancs et reciproquement, hantent les rues par petits groupes en gueulant, et sont absolument,
perpetuellement, jeunes et vieux, hommes et femmes, bourres. Ivres morts.
Par exemple, il y a quelques jours, un mec s'est mis a Passer sa nana a tabac devant
nos yeux. Coups de poings, la femme tombe, prend un coup de pied qui lui fait valser la tete, l'homme s'effondre a son tour, completeMent sature d'alcool.
Bouches bees, on n'a meme pas le reflexe d'appeler la police, ce que fait un passant. Les flics, arrives tranquillement apres 1/4 d'heure, ne sortiront pas
dE leur caisse, n'iront pas voir le type, se contenteront juste d'embarquer la femme venue aussitot a
leur rencontre...
Quelle connerie la biere !
Ou l'on se lance a corps perdu dans l'aventure
Voila, chers lecteurs, esperons que ces petillantes anecdotes darwiniennes vous aurOnt divertis.
Aujourd'hui dimanche nous quittons la ville pour aller "wwoofer" dans une ferme a Batchelor, a 100km d'ici. Le WWOOF (Willing Workers On Organic Farms) c'est " bosse pour
moi 4 a 6h / jour et je t'offre gite et coUvert. Un petit plan astucieux pour faire respirer le
porte-monnaie. La, il s'agit de bosser dans un elevage de papillons.
Je deteste les papillons.
Gageons que ca promeT de nombreuses aventures a vous conter d'ici 2 ou 3
semaines...
Salut a tous,
Le voisin du dessous
Here we are. Darwin, Australia. Et j'avais tort...
Oui, parce que j'ai passe ces dernieres semaines a expliquer a tout le monde que je realiserai qu'une fois sur place, ben non, j'y suis, et toujours aucune idee de ce que je fous la!
Bon, je suis arrive que depuis 9 h (2h de retard a Singapour) et j'ai la gueule completement jet-laguee. C'est vrai, ca aide pas. Et puis, comme prevu, ici la chaleur est un mur que je me suis
pris de full whip, de plein fouet.
Enfin, bien qu'il fasse donc tres "HOT", c'est quand meme vraiment tres "COOL" d'etre la (blague reservee aux bilingues uniquement). Le backpacker est sympa : piscine + transats, acces internet,
cuisines communautaires ou chacun fait sa sauce et sa vaisselle, laverie, ventilos et air conditionne partout bien-sur.
La chambre, certes, est moins bandante. Minimaliste en tous cas : c'est une sorte de grand placard qui sent la chaussette comprenant deux lits superposes aux matelas poisseux, une chaise en
plastoc, un ventilo capricieux et un frigo brulant, avec pour seule source d'eclairage un plafonnier qui diffuse une lumiere blafarde sur des murs verdatres, facon hopital - quartier des
cancereux.
Mais bon, on paye pas exactement le prix d'une chambre d'hotel, puis on est pas la pour rester enfermes (ni pour commencer a se plaindre, me direz-vous).
Evidemment, des mon premier pas sur le sol australien (je crois pas ce que je viens d'ecrire...), je me suis instantanement transforme en radar anti-bestioles en tous genres et la moindre feuille
qui tombe (eh oui, automne oblige) me fait sauter un battement de coeur. Bon, j'en rajoute des caisses mais, n'empeche, je scrute pas mal ce qui se trame dans mon perimetre de securite (environ
5m autour de moi ; au-dela je suis d'un flegme exemplaire).
Bon voila pour ces premieres impressions, maintenant on va aller decouvrir un peu la ville, se choper a bouffer et se trouver un chapeau - et surtout chapeau!
Je vous laisse avec un flash special infos-en-vrac :
- a Paris, j'ai decide d'arreter de fumer ;
- les 3 vols sont passes finalement assez vite, on a pas mal pieute ;
- Coke a vu un enorme lezard pres de la piscine ;
- je suis encercle d'anglo-saxons rougeauds et baraques et mon corps de grenouille a du mal a porter le marcel avec decontraction ;
- je suis alle chez le coiffeur avant de partir et je ressemble a Dude (une coupe d'aventurier au fond...) ;
- a Singapour, j'ai decide de recommencer a fumer ;
- Coke est entouree d'anglo-saxons baraques et a du mal a assumer son aventurier atrophie ;
- bien-sur le duty free singapourien nous a monte a la tete, on a pris bien trop de clopes, et on a du payer une amende en arrivant a Darwin ;
- Coke a retrouve le gros lezard a 10cm de son transat, a bondi, et a constate medusee que ce con la devisageait de ses petits yeux hargneux tout en lui tirant la langue avec obscenite et defi
;
- je termine cette premiere session sous un orage tropical des plus depaysants, veuillez me croire sur parole...
A bientot pour les prochaines news, je vous embrasse tous,
le voisin du dessous
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